Archive pour la catégorie ‘Poèmes’

Invictus – par William Ernest Henley

Dimanche 26 juillet 2009

Dans la nuit qui m’environne,

Dans les ténèbres qui m’enserrent,

Je loue les Dieux qui me donnent

Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,

Je ne veux pas me rebeller,

Meurtri par les tribulations,

Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d’opprobres et de pleurs,

Ou je ne vois qu’horreurs et ombres,

Les années s’annoncent sombres

Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,

Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme

Je suis le maître de mon destin,

Le capitaine de mon âme.

Je suis le maître de mon destin

Je suis le maître de mon destin

Quand la Nature Veut un Homme – par Angela Morgan

Dimanche 5 juillet 2009

Quand la Nature veut entraîner un homme,

Et faire frissonner un homme,

Et former un homme.

Quand la nature veut modeler un homme

À jouer le plus noble rôle;

Quand elle aspire de tout son cœur

Créer un homme tellement grand et audacieux

Que tout le monde loue –

Observez sa méthode, observez ses moyens !

Comme elle parfait impitoyablement

Celui qu’elle élit royalement;

Comme elle le martèle et le blesse,

Et avec des coups durs elle essaie de le transformer

Sous forme d’argile que seule la Nature comprend –

Tandis que son cœur torturé pleure,

Et qu’il élève ses mains suppliantes

Comme elle se courbe sans s’arrêter

Quand elle se charge de son bien…

Comme elle utilise celui qu’elle a choisi

Et le fusionne avec chaque but

Par tous les moyens elle l’incite

À montrer toute sa splendeur –

La Nature sait ce qu’elle fait.

Quand la Nature veut prendre un homme,

Et secouer un homme,

Et réveiller un homme;

Quand la Nature veut faire un homme

Pour accomplir la volonté du Futur;

Quand elle essaie avec tout son art

Et qu’elle désire de toute son âme

Le créer grand et entier…

Avec quelle ruse elle le prépare !

Comme elle l’aiguillonne et ne l’épargne jamais,

Comme elle l’aiguise et le tourmente,

Et le met dans la pauvreté…

Comme elle déçoit souvent

Qui elle oint religieusement,

Avec quelle sagesse elle le cachera,

Ne prêter jamais attention à ce qui lui arrive

Bien que son génie sanglote avec offense

Et que sa fierté ne peut pas oublier !

Lui prie de lutter encore plus fort.

Elle rend solitaire

Pour que seulement

Les hauts messages de Dieu lui parviennent,

Afin qu’elle puisse lui apprendre sûrement

Ce que la Hiérarchie a planifié.

Bien qu’il ne puisse pas comprendre,

Elle lui offre la passion de commander.

Comme impitoyablement elle le talonne,

Avec quelle ardeur magnifique elle le remue

Quand elle le préfère intensément !

Quand la Nature veut nommer un homme,

Et rendre célèbre un homme

Et dresser un homme

Quand la Nature veut humilier un homme,

Pour qu’il donne le meilleur de lui-même…

Quand elle essaie la plus difficile épreuve

Qu’elle compte apporter –

Quand elle veut un dieu ou un roi !

Comme elle le contrôle et le maîtrise

Alors la peur envahit son corps

Tandis qu’elle l’incendie

Et l’encourage !

Elle le laisse désirer un but tentant –

Elle l’attire puis déchire son âme

Elle lance un défi à son esprit

Et le pousse plus loin quand il est tout près –

Elle le traîne dans la jungle pour qu’il comprenne

Elle le traîne dans le désert pour qu’il ait peur

Et l’atténue s’il s’en sort –

C’est ainsi que la Nature forme un homme.

Puis, pour tester sa colère

Elle lance une montagne sur son chemin –

Et lui demande de faire un choix difficile

Et implacablement elle se tient devant lui.

“Grimpe, ou péris !”, c’est ce qu’elle dit…

Observez son but, observez ses manières.

Le plan de la Nature est merveilleux

Pourrions-nous comprendre son intention…

Ce sont les imbéciles qui disent qu’elle est aveugle.

Quand ses pieds sont déchirés et ensanglantés

Et que son esprit continue à ignorer,

Toutes ses forces en état élevé,

Montrant de nouvelles voies et lois;

Quand la force qui est divine

Bondit pour défier chaque défaite et son ardeur est toujours pure

Et l’amour et l’espoir s’enflamment en présence de la défaite …

Ô crise, ô cri

Que doit clamer le leader

Quand les gens ont besoin de salut

Il vient diriger la nation…

C’est alors que la Nature montre son plan

Quand le monde a trouvé UN HOMME !

Quand la Nature Veut un Homme

Quand la Nature Veut un Homme

Dans son poème intitulé Quand la Nature Veut un Homme, Angela Morgan exprime une grande vérité : que l’adversité et la défaite sont en général des bénédictions déguisées.

Desiderata ! – Poème écrit en 1927 par Max EHRMANN

Mardi 23 juin 2009

Desiderata!

Desiderata!

Reste calme au milieu du bruit et de l’impatience

et souviens-toi de la paix qui découle du silence.

Autant que tu le peux, mais sans te renier,

sois en bons termes avec tout le monde.

Dis ce que tu penses, clairement, simplement;

et écoute les autres, même les sots et les ignorants;

eux aussi ont quelque chose à dire.


Evite les gens grossiers et violents

car ils ne sont que tourments pour l’esprit.

Si tu te compares aux autres,

tu risques de devenir vaniteux ou amer,

vu qu’il y aura toujours quelqu’un de plus grand

ou de plus petit que toi.


Sois fier de ce que tu as fait et de ce que tu veux faire.

Aime ton métier, même s’il est humble;

c’est un bien précieux en notre époque trouble.

Sois prudent dans tes affaires,

car on pourrait te jouer de vilains tours.

Mais que ceci ne te rende pas aveugle à ce qu’il y a de beau;

bien des gens luttent pour un idéal et,

partout sur la Terre, on fait preuve de courage.


Sois toi-même, surtout dans tes affections.

Fuis par-dessus tout le cynisme en amour,

car il persiste même après avoir desséché ton cœur

et désenchanté ton âme.


Permets-toi de t’enrichir de l’expérience des ans,

te défaisant progressivement de tes puérilités.

Affermis-toi pour faire face aux malheurs de la vie.


Mais ne te détruis pas par une imagination maladive;

bien des peurs prennent naissance

dans la fatigue et la solitude.

Malgré la saine discipline qui s’impose,

sois bon envers toi-même.


Tu es un enfant de l’univers,

tout comme les arbres et les étoiles:

tu as le droit d’être ici.

Et même si cela n’est pas clair en toi,

sois assuré que tout se passe

dans l’univers selon ses règles propres.

Par conséquent, sois en paix avec ton Dieu,

quelle que soit en toi son image.

Et par-delà tes peines et tes aspirations,

au milieu de la confusion de la vie,

sois en paix avec ton âme.


Dis-toi qu’en dépit de ses faussetés,

de ses ingratitudes, de ses rêves brisés,

le monde est tout de même merveilleux.


Répands la bonne humeur.

Et tâche d’être heureux.

Il Meurt Lentement – Pablo NERUDA, Prix Nobel de littérature 1971

Dimanche 21 juin 2009

Il meurt lentement

Celui qui ne voyage pas,

Celui qui ne lit pas,

Celui qui n’écoute pas de musique,

Celui qui ne sait pas trouver

Grâce à ses yeux.


Il meurt lentement

Celui qui détruit son amour propre,

Celui qui ne se laisse jamais aider.


Il meurt lentement

Celui qui devient esclave de l’habitude

Et faisant tous les jours les mêmes chemins,

Celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

De ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu.


Il meurt lentement

Celui qui évite la passion

Et son tourbillon d’émotions,

Celles qui redonnent la lumière dans les yeux

Et réparent les cœurs blessés.


Il meurt lentement

Celui qui ne change pas de cap

Lorsqu’il est malheureux

Au travail ou en amour

Celui qui ne prend pas de risques

Pour réaliser ses rêves,

Celui, qui pas une fois dans sa vie,

N’a fui les conseils sensés.


Vis maintenant !!

Risque toi aujourd’hui !!

Agis tout de suite !!

Ne te laisse pas mourir lentement !!

Ne te prive pas d’être heureux !!

Il Meurt Lentement

Il Meurt Lentement

Notre Peur la Plus Profonde … – par Marianne WILLIAMSON

Dimanche 14 juin 2009

Notre peur la plus profonde

n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,



Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.



C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.



Nous nous posons la question…

Qui suis-je, moi, pour être brillant,

radieux, talentueux et merveilleux ?



En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

Vous êtes un enfant de Dieu.



Vous restreindre, vivre petit

ne rend pas service au monde.



L’illumination n’est pas de vous rétrécir

pour éviter d’insécuriser les autres.



Nous sommes nés pour rendre manifeste

la gloire de Dieu qui est en nous.



Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus,

elle est en chacun de nous.



Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière,

nous donnons inconsciemment aux autres

la permission de faire de même.



En nous libérant de notre propre peur,

notre puissance libère automatiquement les autres.

Notre Peur la Plus Profonde...

Notre Peur la Plus Profonde...

Cité dans le discours prononcé par Nelson Mandela

lors de son intronisation à la présidence

de la République de l’Afrique du Sud en 1994,

après 6000 jours d’emprisonnement.